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Projections n°26 |
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ÉDITO Dans ce dernier numéro de l'année 2007, nous avons choisi de parler des publics. Pas en termes quantitatifs, comme le fait le milieu cinématographique, mais en essayant de dégager quelques réflexions sur les manières dont le public s'empare des différentes propositions cinématographiques et dont les professionnels regardent tous ces publics. Replacer le public au centre des actions d'éducation à l'image nous semble être un axe de travail vers lequel chacun d'entre nous devrait se diriger pour ouvrir nos choix vers d'autres horizons que ceux du box office ou des phénomènes de mode. Ces réflexions participent d'une volonté de s'engager plus à fond vers ceux qui ont des difficultés d'accès aux pratiques cinématographiques. En prolongeant les actions entreprises, il faut imaginer encore de nouvelles méthodes de travail, de nouveaux lieux de projections, de nouveaux réseaux ou relais qui permettront de ne pas laisser certains de côté. Le chemin est ardu, et sans aucun doute, nous ne sommes pas arrivés au bout de nos peines, tant la “fracture” est profonde. Pourtant, en s'engageant dans ce combat, il semble évident qu'il s'agit bien d'un acte citoyen. Offrir les nombreuses créations à disposition de toutes les populations n'augmentera pas les quotas de public, mais permettra à certains de mieux se situer dans notre société, de grandir en se confrontant à l'art, de se forger des personnalités autonomes et critiques. Restons simplement dans une dimension humaine !! |
Du 9 janvier au 23 mars 2008, “D'une prison l'autre”, programmation artistique sur le thème de l'enfermement se déroulera dans trois lieux culturels d'Île-de-France : Confluences, le Collectif 12 et la Friche Anis Gras. Conjuguant théâtre, films, photographie, elle entend interroger le système carcéral sur lequel se fondent nos sociétés.
Envisager de penser la notion de public, c’est convoquer un territoire complexe aux accents pluriels, un cadre de perception à géométrie variable constitué par des auditoires aux identités fort différentes. Le champ des études théoriques consacré à la réception nous enseigne que le public en tant que tel n’existe pas, qu’il n‘est qu’un “signifiant vide” qui s’incarne dans une multitude d’expériences irréductibles dont le sens et la physionomie ne s’éclairent qu’à l’aune de facteurs sociaux comme le genre (féminin, masculin), la classe d’âge ou encore l’origine sociale ou ethnique.
Le terme de “publics empêchés” (ou “éloignés”) désigne “toutes les personnes qui n'ont pas accès à la culture pour des raisons économiques, culturelles ou sociales, de maladie ou de situation géographique” déclare Ariane Salmet, Chef de la Mission du développement des publics (MDP) au sein de la Délégation au développement et aux affaires internationales (DDAI). La DDAI est chargée des politiques interministérielles envers les publics en difficulté : chômeurs, sans domicile fixe, personnes détenues, malades, personnes handicapées, personnes âgées, habitants de quartiers populaires ou de zones rurales...
La Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) prend en charge des jeunes placés sous main de justice : intervention et suivi en milieu ouvert, hébergement en foyer ou en famille d’accueil, placement en détention. Oeuvrant dans une visée éducative, d’intégration et de restauration du lien social, elle propose différentes actions culturelles, dont certaines, comme “Des cinés, la vie !”, sont axées sur le cinéma.
Le cinéma classique hollywoodien reposait sur un cloisonnement jamais complètement étanche, certes des différents secteurs de son public, d’où la répartition systématique de sa production en genres divers : si le western s’adresse à un public majoritairement masculin, la cible privilégiée du mélodrame serait les spectatrices.
Le rapide développement des blogs sur Internet a mis l’intime et le personnel sur la place publique. Support idéal pour commenter et faire partager son quotidien, ses envies, ses coups de cœur et ses déceptions, le blog fait une large place à la critique ciné amateur.
Le “teen movie” (“film d’adolescent”) est l’un de ces genres où il existe une coïncidence entre les personnages qu’il met en scène et le public qu’il vise en priorité. Pilier des produits culturels destinés aux adolescents, le teen movie est également un élément essentiel des représentations, diffusées internationalement par l’industrie hollywoodienne, de la société américaine.
Le cinéma, pratique déjà bien peu accessible aux personnes handicapées physiques, exclut aussi les personnes autistes, souffrant de handicaps mentaux et polyhandicapées. Pour celles-ci, l’association “Ciné-ma différence” a mis en place des projections, ouvertes également au public valide. |
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©KYRNÉA International - décembre 2007 - www.passeursdimages.fr |
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