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Projections n°22 |
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ÉDITO Nous entrons, en cette fin d’année 2006, dans une période trouble pour la sérénité des actions de service public. Les changements politiques à venir ne laissent présager qu’une longue période d’incertitude, suivie de bien peu de considération pour le travail accompli par les uns et les autres, quand on se penche sur les programmes sensés proposer du renouveau ! Par expérience, nous savons que rien n’est acquis et qu’il faudra encore faire entendre notre voix pour que l’on prenne en compte les points de vue de ceux qui affrontent la réalité au quotidien dans leurs actions culturelles cinématographiques et audiovisuelle. tre “sur le terrain” ne veut pas dire que l’on maîtrise tous les enjeux, mais cela ne signifie pas non plus que l’on a failli à sa tâche et que l’on n’aurait rien à dire sur les différents problèmes que l’on côtoie tous les jours. Tout cela ne nous empêche pas de continuer notre chemin. |
Depuis de nombreuses années, nous assistons à un développement des sigles et autres labels permettant de classifier, de nommer ou de clarifier le rôle des structures culturelles, leurs actions et les personnes impliquées. C’est le cas du vocable “résidence”. Mais, indique-t-il un processus de création ou de financement ? Si l’on y rajoute le terme “artistique”, devient-il un label, un sigle ou une simple référence ? Et lorsque l’on y accole le troisième terme, “intermittence”, la lecture devient incertaine et de plus en plus conceptuelle : artiste intermittent en résidence !!!??? : Quelles réalités ?
Les réalisateurs de documentaires sont très souvent proches des populations avec lesquelles ils travaillent. Leurs quêtes et leurs imprégnations au sein d’un territoires s’assimilent, sans aucun doute, à cette notion de résidence dans le sens d’une présence permanente et d’un long temps de travail et de vie sur un site. Dans l’actualité, plusieurs projets pourraient être cités. Pour porter un regard plus serein sur ce type d’expérience, nous avons choisi d’évoquer celle du réalisateur et documentariste, Stéphane Le Gall-Viliker, qui a engagé un travail comme artiste en résidence à Mantes-la-Jolie en 1998. Cette relation forte avec la ville s’est poursuivie jusqu’en 2005 avec la réalisation d’Aubaine.
Trois films, adaptés des romans du même nom de Thomas Harris - Le silence des agneaux (Jonathan Demme, 1991), Hannibal (Ridley Scott, 2001) et Dragon rouge (Brett Ratner, 2002) - sont parcourus par un même fil rouge, couleur sang : la présence d’Hannibal Lecter, psychiatre psychopathe et tueur (anthropophage) en série.
L’impressionnant engouement suscité par l’animation et la bande dessinée japonaises depuis le milieu des années 1990 (en 2005, sur le marché français, une bande dessinée publiée sur trois était un manga) nous permet de découvrir, dans un certain désordre, la richesse et l’histoire de ces deux médias étroitement liés. Nous pouvons également distinguer, parmi leurs créateurs, quelques figures d’artistes savamment élaborées - en premier lieu, celle du mangaka (dessinateur de manga) et cinéaste Osamu Tezuka (1928-1989).
Le champ de la critique cinématographique française est depuis les origines essentiellement centré sur l’affirmation de la figure de l’“auteur” et la primauté de l’acte de mise en scène.
Titanic (James Cameron, 1997) est un film qui fonctionne selon le principe des poupées russes. D’une part, le récit repose sur un entrelacement entre passé et présent ; D’autre part, il comporte une dimension d’autoportrait en ce qui concerne le rapport entre James Cameron et - notamment - le jeune héros incarné par Leonardo Di Caprio.
[...] “J’ai eu envie de me confronter à ces interdits, d’entrer en relation avec ces jeunes et de voir s’il y avait vraiment des raisons d’avoir peur, ou si c’était du fantasme, juste la peur de l’autre, de l’étrange étranger”... |
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©KYRNÉA International - cinévillle - décembre 2006 - www.etecine.kyrnea.com |
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