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Projections n°18 - images alternatives |
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ÉDITO Écrire l’éditorial de ce numéro n’est pas une chose facile. Il est rédigé au moment où des jeunes de quartier protestent, et le texte sera lu un mois après. Sans chercher à coller à l’actualité, il est cependant impossible pour nous de passer sous silence cette situation. Nous travaillons depuis 15 ans dans ces quartiers dits difficiles, avec peu de moyens, et surtout une précarité permanente. Nous n’oublions pas qu’un été au ciné a débuté par une volonté politique en 1991 après un “été chaud” à Vaulx-en-Velin. Nous savons et nous l’avons toujours dit, sans toujours être écouté, que la situation s’est détériorée par manque d’intérêt, de moyens, de travailleurs sociaux, d’encadrement et de suivi. Nous avons fait notre possible. Mais malgré les succès, notre travail n’a pu être qu’une goutte d’eau dans la mer. 790 séances de cinéma en plein air pendant l’été ne représentent que 1,6 séances par site, soit une ou deux soirées dans l’été. Les ateliers touchent annuellement 3.000 jeunes sur le territoire, dans 430 villes, soit 5 jeunes par quartier. Peut-on dire que ce programme n’a pas donné de fruits ? Sur ce point, nous sommes catégoriques : non. Les actions mises en place ont permis à ces jeunes d’approcher le cinéma, de réfléchir sur leur avenir ou sur leur situation, d’avoir du plaisir à faire ou à voir du cinéma, mais aussi de construire des projets locaux de convivialité, de développer des partenariats, d’encadrer et d’occuper les jeunes dans une pratique éducative et ludique, de combattre l’isolement. Toutes ces réussites ne sont malheureusement pas suffisantes. Elles font parties d’un ensemble qui doit englober les autres domaines : éducation, social, autres pratiques artistiques, sports, etc. FRANCOIS CAMPANA |
Gilles Alvarez dirige le secteur Image d’Arcadi. Il est également Directeur artistique du festival Némo. En 2006, pour sa huitième édition, la manifestation offrira une fois encore un panorama des pratiques expérimentales audiovisuelles au sens le plus large du terme.
Comment faire découvrir aux jeunes spectateurs le cinéma expérimental ou l’art vidéo ? La question se pose en termes matériels - où trouver les œuvres ? - et pédagogiques : comment les présenter et à quels ateliers les “images alternatives” peuvent-elles donner lieu ?
Comme le souligne le titre de l’une de ses œuvres, Memosium, les films de Louis Dupont travaillent la mémoire et, de l’aveu du réalisateur sont assimilables à des rites magiques.
Si les actions culturelles audiovisuelles en milieu hospitalier se multiplient, celles axées sur le cinéma “différent” sont rares. L’hôpital Robert Ballanger en Seine-Saint-Denis a mis en place depuis plusieurs années un atelier de cinéma expérimental.
Gilles Baume rend compte de son expérience au Centre Pompidou, où il conçoit et anime des conférences, notamment sur la collection “Nouveaux Médias” du Musée National d’Art Moderne (vidéos d’artistes, enregistrements sonores, art numérique, installations).
Jonas Mekas, personnage majeur du cinéma underground new yorkais, filme Notes on the Circus en 1966. Une forme novatrice de cinéma est en train de se construire : le journal filmé.
À côté des circuits Art et Essai, certaines salles de cinéma imposent en Europe des programmations différentes et de nouvelles manières de voir le cinéma qui les rendent inclassables et uniques. Elles sont implantées au cœur du tissu urbain et de multiples réseaux du monde associatif, culturel et artistique. Deux exemples en Suisse et en Belgique : le Spoutnik à Genève et le Nova à Bruxelles. |
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©KYRNÉA International - cinévillle - décembre 2005 - www.etecine.kyrnea.com |
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