![]() |
|
PROGRAMME |
FICHES FILMS |
PUBLICATIONS |
VIDÉOTHÈQUE |
PRESSE |
|
|
COORDINATION NATIONALE |
|||||
|
Projections n°17 - l'analyse filmique |
||
ÉDITO Faut-il être capable d’analyser un film pour le comprendre ? Si oui, avons-nous les outils ou sont-ils réservés aux seuls spécialistes ? Pour déchiffrer un film, faut-il connaître l’histoire, le contexte, les principaux protagonistes ? Le sens des films est-il à ce point caché que nous risquons à tous moments la manipulation ? Que veut dire “comprendre un film” ? Qui est le plus à même de nous l’expliquer : le critique, le commentateur, etc… Faut-il tout comprendre, tout expliquer ? Partant du postulat qu’un film est une œuvre d’art, comment pouvons-nous considérer le commentaire sur l’œuvre ? FRANCOIS CAMPANA |
La réglementation cinématographique est multiple et souvent complexe pour le néophyte. Elle est sous la responsabilité du CNC et se construit avec les professionnels du secteur : producteurs, distributeurs, exploitants et industries techniques. Suite au développement des technologies et de l'audiovisuel, des outils de production, des canaux de diffusion, des lieux culturels et des apports des collectivités locales, la réalité du paysage des images s'est profondément modifiée : l'industrie du cinéma n'est plus la seule à produire et à diffuser des images. Le secteur non commercial est devenu prolifique, multiforme et incontrôlable. Le Ministre de la culture a missionné Michel Berthod, inspecteur général, pour étudier l'exploitation cinématographique dite non commerciale. Le rapport assorti de proposition vient d'être rendu public.
L'analyse et l'interprétation de films (l'une ne va pas sans l'autre) sont autant un art qu'un plaisir, et même un jeu. Comme tout art, l'analyse de film a une Histoire, demande de la pratique et possède des règles. La discipline fut créée par les critiques et théoriciens du cinéma qui la développèrent sur le modèle de l'analyse littéraire à l'Université. Le cinéma devant conquérir des lettres de noblesse, l'analyse devint artificiellement savante et élitiste.
L'adhésion des critiques et des spectateurs à La Guerre des Mondes de Steven Spielberg tient dans le sentiment réconfortant d'être enfin en présence d'un film grand public conciliant explicitement spectacle et réflexion sur les Etats-Unis.
Burton aime raconter que, enfant, ses parents l'installaient dès le réveil devant la télévision afin qu'elle fasse baby-sitter pour la journée… Fable ou réalité, avant de savoir parler, il aurait ainsi dévoré des centaines de films fantastiques anglais et italiens, des séries Z de science-fiction (de l’univers consternant d’Ed Wood Jr. à Godzilla) mêlés à des films plus classiques tels Frankenstein… diffusés alors en boucle sur la petite lucarne.
Dans un village sénégalais, une jeune femme n'accepte pas l'excision, un rite de purification qu'elle juge barbare. Quatre fillettes lui réclament le droit d'asile, le Moolaadé. Les tenants de la tradition et de la modernité vont s'affronter.
Au Festival International du Film Francophone de Namur qui s'est tenu en Belgique du 23 au 30 septembre, le réalisateur sénégalais Moussa Touré est venu présenté son nouveau documentaire en compétition 5 x 5. Il compte à son actif deux films de fictions qui ont fait le tour du monde Toubab Bi en 1994 et TGV en 1998. Ces dernières années, son travail de cinéaste s'est résolument tourné vers le documentaire. Après Poussières des villes en 2002, Nous sommes nombreuses en 2003, et 5 x 5 cette année, présenté aux dernières éditions du Fespaco et de Lussas, il vient de tourner un film à Apt sur des enfants de familles divorcés qui lui ont écrit pour se confier à sa caméra. Moussa Touré a développé de nombreuses actions au Sénégal, notamment un festival de réalisation destiné aux jeunes adolescents. Il est aujourd'hui, l'un des cinéastes les plus dynamiques du continent africain.
Sam Raimi fascine la critique dite “sérieuse”, autant comme auteur de séries B, telles que les trois Evil Dead, que comme réalisateur de beaux films, tel que le somptueux film noir Un Plan simple. Il sait insuffler de l'intelligence dans des histoires légères, et vice-versa… Et aussi plaire aux grands comme aux moins grands, ce qui est le premier gage de succès à Hollywood.
Tous ceux qui, un jour, ont organisé un débat après une projection de film se sont posés la question ; qui va venir pour parler ? Le réalisateur, bien sûr. Mais, les cinéastes ou les collaborateurs artistiques sont de plus en plus demandés et de moins en moins libres. Alors, on va chercher les acteurs, eux aussi difficiles à déplacer. Reste une catégorie très hétéroclite, que nous appellerons les commentateurs. Elle est composée de journalistes, d'analystes, d'universitaires, d'experts, de spécialistes. Les grands mots sont lâchés. |
|||||||||||||||||
|
©KYRNÉA International - cinévillle -octobre 2005 - www.etecine.kyrnea.com |
||||||||||||||||||