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Projections n°12 - démonter des images |
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ÉDITO Percevoir la construction des images devrait être à la portée de tous ceux qui sont confrontés au flux incessant des images. Si le 20e siècle a été celui du cinéma, seules les dernières générations, et là où la chose était possible, ont pu bénéficier d'une éducation à l'image dans le cadre de leur scolarité. Malgré tout le travail réalisé en France par les ciné-clubs, les fédérations d'éducation populaire et par les dispositifs mis en place au sein de l'éducation nationale à partir de la fin des années 80, l'éducation à l'image ne touche encore que peu de gens et reste fragmentée dans l'espace et le temps. Et pourtant, nous devons réfléchir au pouvoir de l’image sur la pensée ou sur la personnalité. Il faut nous interroger sur le langage du montage et de la construction des images, sur la vision du réel, comme sur l’idée que l’on se fait de la fiction. Sommes-nous sous influence ? Il ne s’agit pas de dénoncer seulement la manipulation par l’image, mais de réfléchir à ce que nous pouvons percevoir devant une fiction, un documentaire ou un reportage. Quelque soit le style utilisé, le cadre est forcément subjectif quand il décide d’être serré ou ouvert, s’il bouge ou s’il est fixe. Les mouvements de caméra donnent des indications sur la manière de traiter le sujet de la scène. Mais, plus que cela, il nous guide vers une meilleure perception de ce que souhaite le réalisateur. Il nous fait entendre un point de vue et utilise l’image pour dire. Le spectateur doit-il comprendre le processus de construction ou doit-il se laisser bercer par la fascination des images ? Sans analyse, ne prenons-nous pas le risque d’être entraîné par un discours propagandiste que nous ne saurions plus décrypter ? Dans ce cas, où se situe la liberté du créateur et où se doit d’être la place du spectateur, averti ou non ? C’est dans les méandres de ces analyses complexes que nous tentons de vous emmener dans ce numéro de Projections. |
Comme geste ludique ou comme stratégie de détournement, le montage permet d’appréhender les propriétés des images et des sons.
Programmer une séance de courts métrages : une autre façon d’apprendre à manipuler les images sans avoir l’air d’y toucher.
Philosophe et directrice de recherches au CNRS, Marie José Mondzain a traité de la question de nos rapports aux images et de ses enjeux politiques et moraux à travers des ouvrages comme L’image peut-elle tuer ? (Bayard, 2002) et Le Commerce des regards (Seuil, 2003).
Que nous apporte l’analyse des films ? Face à la multiplication des images, le spectateur a-t-il tous les éléments pour ne pas se laisser entraîner malgré lui ? Réflexions de Daniel Serceau, auteur de La théorie de l’art au risque des a priori (L’Harmattan, 2004) et enseignant en cinéma à l’Université de ParisI.
Depuis plus de dix ans, Strip Tease “déshabille la société”devant des millions de téléspectateurs. Miroir sans tain, glace déformante ou comédie humaine ? Où se situe la manipulation du sujet filmé et de son image ? Marco Lamensch, qui a fondé l’émission avec Jean Libon, nous livre son point de vue.
Elephant, un film de Gus Van Sant
Disproportionné, tout ce qui touche à Peter Watkins l’est à plus d’un titre...
Portrait de Cécile Decugis, monteuse
Une programmation intitulée “Tout autour de la mer”; des films venus d’Iran ou de Mongolie ; une débauche de classiques (L’homme d’Aran, Et vogue le Navire, Païsa)... Découvrir et faire découvrir le cinéma étaient au coeur des 7èmes Rencontres Internationales “Cinéma et Enfance du Havre”. Des tables rondes se sont donc penchées sur les enjeux d’une pédagogie de l’image : expérimenter ou expliquer ?
Alexandrie...New York, un film de Youssef Chahine
Produire un film d’atelier réalisé par un groupe dans le cadre d’une diffusion non-commercial. |
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©KYRNÉA International - cinévillle - juillet 2005 - www.etecine.kyrnea.com |
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