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L’histoire. Véritable roi du Swing et de l’improvisation, Momo Wandel Soumah était le doyen du jazz africain. Il créait sa musique sans l’écrire, en s’inspirant des chansons populaires et en réunissant, autour de sa voix "façon Louis Armstrong qui serait sorti de sa savane" et de son vieux saxo desséché, les grands maîtres des instruments traditionnels africains : kora, balafon, flûte pastorale, Djembé...
À propos du film. Joli documentaire sur ce musicien africain brillant et très attachant. On se dit que s’il avait été découvert par Ray Couder, il aurait sans doute été aussi célèbre que les musiciens du Buena Vista Social Club.
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Accompagnement. Sortie accompagnée d’une tournée du groupe de musiciens guinéens ayant travaillé avec Momo.
Propos du réalisateur.
Je viens de réaliser mon dernier long métrage Momo le doyen (produit par Sombrero and co et la chaîne Voyage), un film documentaire en forme d’hommage à Momo Wandel SOUMAH, le doyen du jazz africain, aujourd’hui disparu. Momo était guinéen et vivait à Conakry. C’est là, en 1992, que je l’avais rencontré pour la première fois, durant la préparation de mon film l’Enfant Noir.
J’avais découvert sa voix rauque, son saxo désseché, façon "Louis Armstrong sorti de sa savane". Un Momo qui jouait son jazz unique entouré d’un sextet original composé des instruments traditionnels africains ; Kora, Djembé, Balafon, Bolon, Flûte pastorale, etc. Comme disait le doyen : "Je suis d ‘avant hier, d’hier et d’aujourd’hui et de demain également si Dieu me prête longue vie !".
Durant dix années, de film en film, L’Enfant Noir, Aoutara, Circus Baobab, Voyage au pays des peaux blanches, notre complicité n’a jamais connu de faille, il m’appelait "fiston" et j’avais appris à l’appeler "papa". Aujourd’hui, Momo est décédé mais, à travers ce film, j’ai souhaité lui rendre hommage et permettre ainsi à sa musique, si originale, de pouvoir continuer à vivre !
Jean Jacques Varet (Paradoxe) devrait sortir le film en salle au printemps prochain (date à préciser).
Parallèlement à cette sortie, je souhaite organiser une soirée "hommage au doyen" dans le cadre du prochain festival des Musiques Métisses d’Angoulême (entre 14 et 20 mai 2007). Avec Christian Mousset, son directeur, nous envisageons cette soirée hommage autour de la projection du film, d’une rencontre avec les musiciens de Momo puis d’un concert.
J’ai évoqué avec mon ami Philippe Quaillet la possibilité de reprendre cette idée de soirée-hommage, de la transporter d’abord dans le Gers autour du festival de Jazz de Marciac et profiter ainsi de la présence de ces grands maîtres africains en France. Depuis l’idée a évolué positivement. Une résidence des musiciens de Momo est envisagée, au printemps prochain, au sein du collège de jazz avec des rencontres entre les jeunes musiciens et ces vieux virtuoses guinéens. Cette rencontre se fera autour de l’étude des racines africaines du jazz, ateliers, work shop, etc. et elle pourra déboucher même sur une création musicale commune qui sera présentée dans le prochain festival Jazz in Marciac. Pour Jean Louis Gulhaumon son directeur, cet événement se présente déjà comme un des temps forts de son prochain festival qui doit cette année fêter ses 30 ans d’existence.
L’été dernier, durant le festival de Lussas, plusieurs d’entre vous m’ont dit leur intérêt pour reprendre cette idée de film + concert et profiter ainsi de la présence des musiciens de Momo en France. Ce serait, assurément, une façon plus visible et plus joyeuse (mais aussi plus onéreuse…) de sortir ce film.
[...] nous pensons raisonnablement organiser ces soirées films + concert entre la fin de la résidence à Marciac et le festival d’Angoulême soit entre mi-avril et mi-mai.
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