un été au ciné 2005 / cinéville

 
Mysterious skin

>> de Gregg Araki
Drame / Date de sortie : 30 mars 2005
Interdit au moins de 16 ans

Etats-Unis – 2004 – 1h 39

L’histoire. A huit ans, Brian Lackey se réveille dans la cave de sa maison, le nez en sang, sans aucune idée de ce qui a pu lui arriver. Sa vie change complètement après cet incident : peur du noir, cauchemars, évanouissements... La certitude d'avoir été enlevé par des extraterrestres le gagne peu à peu.
De son côté, la mère du petit Neil Mc Cormick l'inscrit dans une équipe de base ball. Une relation ambiguë s'installe entre le jeune garçon et son coach, chacun n'étant pas insensible aux charmes de l'autre.
Dix ans plus tard, Neil est devenu un outsider à la beauté du diable, une petite frappe dont tout le monde tombe amoureux mais qui ne s'attache à personne, que Brian, jeune étudiant introverti vivant seul avec sa mère, tente de retrouver, persuadé qu'il peut l'aider à dénouer le mystère qui l'empêche de vivre.

A propos du film. "Pas de morale édifiante avec la pédophilie pour toile de fond, mais deux histoires quotidiennes, tristes à crever, où l’on maquille comme on peut les cicatrices et les bleus laissés dans cette satanée peau. (…) Mysterious Skin offre les différents reflets du miroir brisé: un même objet, mais un kaléidoscope de vérités, de douleurs, de mensonges à soi-même. (…) Le réalisateur explore d’autres terres, observe finement l’innocence enfantine, ses os de cristal et ses premiers tremblements sensuels. Réaliste et poétique, ce regard-là est d’or, nimbant le long métrage d’une grâce mélancolique permanente, malgré le soufre et la puanteur, touchant du doigt les verts paradis de l’enfance en même temps que ses nuages les plus sombres." Nicolas Bardot – www.filmdeculte.com

"On connaissait Gregg Araki (The doom generation, Nowhere) révolté, chantre d'un cinéma indépendant rock'n'roll, psychédélique et "borderline". Mais il parvient ici à passer le cap du pessimisme « trash » pour offrir une oeuvre à la sensibilité exacerbée et au lyrisme bouleversant. Malgré un sujet sordide et troublant, il ne tombe jamais dans le voyeurisme ni n'essaie de choquer inutilement. (…) Emprunt de poésie doucereuse, Mysterious Skin laisse ainsi la parole aux adolescents et à leurs blessures enfouies, et décrit avec justesse leur univers onirique et sexuel. Grâce à une bande d'acteurs tous plus incandescents les uns que les autres, et à une réalisation d'une limpidité et d'une subtilité touchantes, Araki parvient à ébranler le spectateur sans jamais lui tirer les larmes, ni violer son intégrité émotionnelle. C'est par la grâce d'un sujet à la fois horriblement banal et terriblement hors norme qu'Araki signe ainsi son plus beau film, à l'impact persistant longtemps après la projection." Aurélien Allin - MCinéma.com

Filmographie.

  • Mysterious skin (2004)
  • Splendor (1999)
  • Nowhere (1997)
  • The doom generation (1995)
  • Totally F***ed Up (1993)
  • The Living End (1992/I)
  • The Long Weekend (O'Despair) (1989)
  • Three Bewildered People in the Night (1987)

A débattre. Gregg Araki et Larry Clark : traitements de l'adolescence désespérée. - Capturing the Friedmans, Palindromes : comment filmer la pédophilie ? – Du roman à l'écran - La psychologie des personnages – La société américaine.

D'après le roman de Scott Heim

Interprètes
Brady Corbet,
Joseph Gordon-Levitt,
Elisabeth Shue

Contact : MK2 diffusion

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Cécile FLAUGÈRE - KYRNÉA International - avril 2005 - www.etecine.kyrnea.com