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L’histoire. Paris, le quartier du Sentier. Noël approche et la vie de Vahé Krikorian part à vau-l'eau. La boutique de son père, avec qui il travaille, va bientôt fermer. Trop de dettes et d'impayés. Lu Ann, la femme qu'il aime, le quitte et il sent bien que les arnaques au bonneteau qu'il pratique avec Sahak et son frère Toros ne vont pas le mener loin.
Yuen, le frère de Lu Ann, arrivé clandestinement en France, refuse de travailler pour le réseau qui l'a fait passer, sans se rendre compte du danger qui le guette. Se prenant d'affection pour lui, Vahé décide de l'aider. Peu à peu un lien d'amitié se tisse entre eux qui met à l'épreuve la loyauté de Vahé envers ses vieux amis et l'amène à agir contre sa bande.
Si la vie semble reprendre son cours, quelque chose s'est brisé en Vahé. Quelque chose qu'il ne contrôle pas. Quelque chose d'irréparable..
Le réalisateur. « Mon grand père est arrivé d'Arménie au début du XXème siècle pour fuir les Turcs et s'est retrouvé rue des Petits Carreaux, dans la boutique que mon père a reprise par la suite et qu'on retrouve dans le film. Il y a donc des choses vraiment proches de moi dans ce film : Vahé, par exemple, est mon prénom arménien [...]. Je sentais qu'il existait un destin spécifique, une confrontation entre des hommes, entre des communautés, vraiment particulière à ce quartier-là.
Le film est aussi né de mon goût pour les films de truands tragiques, de Casque d'or de Jacques Becker à Mean streets de Martin Scorsese : des films qui parlent de gens simples qui luttent pour survivre. Howard Hawks, Raoul Walsh, Anthony Mann sont des cinéastes qui ont nourri mon imaginaire et mon éducation cinéphile. Il y a une énergie et une vitalité chez eux qui me touchent vraiment. »
Filmographie.
C’est le premier long métrage de Frédéric Balekdjian.
La Presse.
Frédéric Balekdjian fait preuve d'une réelle singularité. [...] La mise en scène classique, souffre parfois de baisses de rythme, mais l'exigence du scénario, la sensibilité des comédiens (tous irréprochables) et l'originalité du ton suffisent à faire des Mauvais joueurs une des découvertes les plus. Positif - Olivier De Bruyn
À débattre. le film noir a la française l’histoire des arméniens du sentier le communautarisme dans le quartier et plus généralement en France Filmer le sentier caméra à l’épaule Analyse de la séquence de la course poursuite dans le métro : découpage et mise en scène.
L'intervenant. Frédéric Balekdjian (sous réserve).
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