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L’histoire. Le mariage de Mona est le jour le plus triste de sa vie.
C'est aujourd'hui que Mona, jeune fille d'origine druze, doit épouser une vedette de la télévision syrienne. Elle devrait être heureuse, mais elle sait qu'une fois entrée en Syrie, où l'attend son futur mari, elle ne pourra plus jamais revenir chez elle, dans son village du Golan occupé par Israël depuis 1967. Et qu'elle ne pourra plus revoir sa famille...
Dispersés aux quatre coins du globe, ses proches se retrouvent dans ce petit village du bout du monde pour fêter l'événement et faire leurs adieux à la future mariée. Entourée des siens, et surtout de sa soeur aînée Amal, Mona se sent plus forte. Mais c'est sans compter sur l'absurdité de la bureaucratie qui oblige bientôt toute la famille à attendre indéfiniment au poste frontière, coincée quelque part entre Israël et la Syrie...
A propos du film. Pour l'écriture de La Fiancée syrienne, le cinéaste israélien a contacté une journaliste palestinienne : "Quand Eran Riklis, réalisateur du film, a fait appel à moi, j'ai immédiatement compris qu'il avait le désir sincère de raconter une histoire en en montrant toute la réalité. En l'occurrence, il s'agit de la réalité de la minorité druze, qui vit sous un régime d'occupation depuis 1967, de celle de l'oppression sociale des femmes au nom de la religion et de la tradition -et il s'agit en fait aussi de ma propre histoire, de ma propre oppression en tant que femme palestinienne vivant dans un monde répressif -sur le plan social et politique- et en tant que membre de la minorité palestinienne vivant en Israël. Le fait qu'un cinéaste israëlien et moi-même ayons pu collaborer à l'écriture du scénario a permis de réunir deux auteurs issus de mondes différents et de porter un regard inédit sur notre cinéma."
"Chaque cinéaste nourrit l'espoir que son film apportera un peu plus de compréhension, un peu plus de compassion, un peu plus de tolérance ou, en ce qui concerne le Proche-Orient, juste un peu plus de patience... C'est dans cet esprit que j'ai réalisé La Fiancée syrienne, en m'inspirant de l'amour. L'amour de la liberté et de l'esprit de la liberté, l'amour des paysages physiques et émotionnels qui environnent chacun d'entre nous. L'amour des femmes qui se battent pour préserver leur place dans le monde, l'amour des gens qui continuent de rêver et d'espérer, ici, de l'autre côté de la frontière, partout... Pour raconter cette histoire, j'ai choisi un registre pessimiste, ou peut-être optimiste -mais très probablement "optimiste", autrement dit un registre qui convient bien à la région du monde et à l'époque dans laquelle nous vivons."
filmographie.
- La fiancée syrienne est le cinquième long métrage d'Eran Riklis (dont Vulcan Junction (2000)). Ce réalisateur israélien, diplômé de l'école de cinéma de Beaconsfield, en Angleterre, a également signé plusieurs téléfilms, et le documentaire Borders : réalisé en 1998, ce film abordait déjà les problèmes liés aux frontières de l'Etat d'Israël, et notamment les mariages entre des individus qui habitent de part et d'autre de la ligne de démarcation entre Israël et la Syrie.
A débattre. Ecriture, tournage et montage d’un film choral La bureaucratie israelienne faire du cinéma au proche orient
Le site web du film. www.syrianbride.com
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