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lhistoire. Alger, hiver 2003. La maman, la fille et la putain sont installées, depuis le début des violences terroristes, dans un hôtel du centre ville.
Goucem, la fille, sest organisée une vie émancipée, entre boulot chez un photographe, amant généreux/marié, et des week-ends chauds en boîte.
Fifi, lamie fidèle, se prostitue sous la coupe dun puissant et gentil protecteur.
Papicha, la mère, picore des pizzas devant la télé, écartelée entre peur et nostalgie de sa célébrité passée de danseuse de cabaret.
Et même si la mort les poursuit, insidieuse et insistante, elles lui disent : non !
le réalisateur. Né en 1965, Nadir Mokneche passe son enfance et adolescence à Alger puis passe son bac en France. Après avoir beaucoup voyagé, il suit des cours dart dramatique et fréquente les cours de cinéma de la New School for Social Research à New York et réalise deux courts métrages Jardin et Hanifa.
Viva Ladjerie est le deuxième film de Nadir Mokneche après le Harem de Madame Osmane (2000).
A propos du film. "Viva Laldjérie tente de montrer la vie qui se déroule dans une société en déliquescence : le vol ordinaire, les relations affectives et sociales biaisées, le port darmes banalisé, lindifférence quotidienne, le mensonge érigé en loi et, au bout de cela le meurtre.
Je ne crois pas quun cinéaste soit là pour flatter sa société, pour conforter les schémas et les stéréotypes que les gens se fabriquent ; montrer quils sont les meilleurs, les plus beaux, les plus gentils, les plus purs
Il y aura toujours des gens qui prétendront que les prostituées, les travestis, les vagabonds, les alcooliques nexistent quen Occident. Dautres pour penser quAlger est une mosquée à ciel ouvert, que dans ses parcs, on ne fait pas lamour, quon sentraîne au djihad."
La Presse.
Le Point - Olivier De Bruyn
Lucide, parfois amer, mais résolument combatif, Viva Laldjérie filme sans concessions la réalité et les ambivalences d'un pays. Ce à quoi sert aussi le cinéma...
Positif - Eric Derobert
(...) une oeuvre qui ne cesse de se déployer, qui ne cesse de s'attarder sur les personnages secondaires (le générique comprend pas moins de 58 acteurs), qui tente le polar, tourne alternativement autour de la comédie et de la tragédie, et jouit de sa propre profusion.
Le Nouvel Observateur - Nébia Bendjebbour
Un film émouvant dont l'héroïne est la femme algérienne d'aujourd'hui (...) Le plus étonnant est qu'il donne de l'espoir. Le talent de Nadir Moknèche, digne d'Almodovar, n'y est pas pour rien
l'intervenant. Nadir Mokneche, réalisateur - Nadia Meflah critique
à débattre. Etat des lieux de la société algérienne daujourdhui Les femmes seules à Alger : entre oppression et libération Comment filme-t-on aujourdhui en Algérie ? Filmer la ville : choix de mise en scène
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