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lhistoire. Fabrice Bénichou, ancien champion du monde de boxe qui avait raccroché les gants, se voit contraint de remonter sur les rings.
C'est tout autant le besoin d'argent que le désir de retrouver une gloire évanouie qui le poussent à tenter cet improbable come-back.
Pendant deux ans, la caméra va accompagner au plus près le boxeur dans son quotidien, un homme en proie à ses doutes et ses contradictions.
Nous découvrirons que l'objet de la quête est parfois moins important que la quête elle-même et la compagnie de ceux avec qui on l'entreprend...
texte(s) de soutien de l'acid. Le film de Pascal Deux touche par sa sincérité et son émotion. Son film parle de la vie, la vraie. Celle qui nous donne des coups parfois dont-on a dû mal à se relever. Celle qui peut nous mettre K.O. sur un seul coup. La vie est un long combat qui se gagne jour après jour, et ce n'est pas Fabrice Bénichou, le protagoniste du film, qui pourrait me contredire. J'irais jusqu'à dire que Noble Art est un film initiatique, en ce sens où il nous montre un homme qui repart de zéro pour aller là où il se trouvait quelque temps auparavant. Quelle leçon de courage et d'humilité ! Eh oui, la vie est un perpétuel recommencement. Rien n'est jamais acquis. On est touché par l'humanité, la franchise et l'innocence de Fabrice Bénichou qu'on suit avec respect et compassion. Comme il dit :"j'ai pris des coups au sens propre comme au sens figuré, mais c'est au sens figuré que j'ai pris les plus grosses claques". Il parle comme quelqu'un qui aurait perdu quelque chose en route. Ce petit quelque chose qui le faisait avancer et qu'on appelle : Naïveté ou Innocence. Mais Fabrice Bénichou doit s'entraîner dur, très dur, s'il veut gagner sa vie et reconquérir le titre mondial. Une longue marche où chaque mètre est gagné au prix d'un terrible effort de motivation et de conditionnement. Subrepticement, les combats sur les rings se transforment en une prise de conscience. Conscience qu'il n'a plus envie de se battre. Une crise existentielle pointe à l'horizon. Il y a dans le regard du lion comme une étoile qui meurt. Mais comme dans toute histoire initiatique, le but n'est pas une fin en soi. Ce qui compte c'est le chemin. Et si Fabrice Bénichou n'a pas atteint son but, en revanche le chemin a été très riche d'enseignement. En tout cas, il l'a été pour moi. Comme on dit : Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort. Pascal Deux a fait plus qu'un film sur la boxe, il a fait un film sur la Vie. Et ça, c'est beau, c'est Noble et c'est de l'Art.
Djamel Ouahab
filmographie.
- Soigneurs dehors ! (CM), 1995
- Constance (CM), 1989
- Noble Art, 2001
l'intervenant. Pascal Deux , réalisateur.
à débattre. Lextraordinaire personnalité du héros - Splendeur et déclin dun grand boxeur rebondir après un échec Lunivers de la boxe - filmer la boxe
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Scénario : Pascal Deux
Image : Pascal Deux, Sébastien Deux
Son : Michel Desrois, Gael Sicot, Jean-Michel Chauvet
Montage : Anny Danché
Production : Buddy Movies
Avec : Fabrice Bénichou, Jean Molina, Michel Chemin, Michel Pisaneschi
Contact : TADRART FILMS
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