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Depuis les années 60 où il a commencé à réaliser des films pour la BBC, Ken Loach sest attaché à dépeindre et dénoncer une réalité sociale (culturelle, politique, économique
) difficile à vivre pour certains de ses sujets. Si les critiques et le public ont parfois pu y voir du pessimisme, nous envisagerons autrement son cinéma, sous langle de ce que nous appellerons "lesprit de la lutte".
Cette rencontre sera organisée sur une journée. Nous examinerons dabord, à travers létude de la mise en scène (cadres, mouvements, ambiances, direction dacteur, scénario, dialogues) comment Ken Loach révèle, pour mieux les combattre, les déterminismes qui pèsent sur un individu qui malgré tout résiste dans laffirmation dune vie propre. Le choix de se pencher sur cet auteur tient à la cohérence de son uvre qui résonne comme un authentique hymne à la liberté, parfois lyrique, mais sans naïveté, au contraire emprunt de complexité et de contradictions.
Ainsi de film en film, nous étonne-t-il toujours par la juste sensibilité quil parvient à construire à partir dune pensée militante (imprégnée de divers courants théoriques politiques, psychiatriques, éducatifs).
Dans loptique dun élargissement de notre réflexion, nous évoquerons aussi le courant du « Free cinema » dont Ken Loach est lun des initiateurs en Angleterre et les descendances quil a suscitées. Compte tenu du public auquel sadresse les ateliers, nous avons opté de nous arrêter plus particulièrement sur quatre films au centre desquelles, évolue un personnage jeune. Il sagit chronologiquement de Kes, Family life, Sweet sixteen, que nous visionnerons et analyserons sur DVD et Just a kiss, qui sera projeté en salle.
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Just a Kiss 2004 - fiction - 103mn - Grande Bretagne
Interpretation : Atta Yaqub, Eva Birthisle, Shamshad Akhatar...
Image : Barry Ackroyd Son : Kevin Brazier
Montage : Jonathan Morris
Production : Sixteen Films
Distribution : Diaphana Distribution
Casim appartient à la deuxième génération pakistanaise de Glasgow. Ses parents, des musulmans pratiquants, projettent de lui faire épouser sa cousine Jasmine. Mais Casim rencontre Rosin, une brillante jeune femme Irlandaise, professeur de musique, catholique. Avec cette histoire d'amour contrariée par le poids des communautarismes, Ken Loach rend compte du poids des déterminismes socioculturels, ancrés profondément en chacun de nous. Ce film, plus léger que dautres, cependant, ne manque pas dapporter une note despoir
Lhistoire est des plus convenues mais lauthenticité de ses acteurs, débutants pour la plupart, contribue notamment à lintérêt du film. Nous en discuterons à partir des remarques des spectateurs, mises en relief par un éclairage en termes cinématographiques.
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