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lhistoire. Laction se passe entre le métro La Fourche, la place de Clichy et Barbès. Un triangle doù les deux héros de ce road-movie parisien, deux frères de parents marocains mais aux prénoms bien chrétiens, Paul et Daniel, ne veulent pas sortir. Ils sont nés dans le dix-huitième, cest leur île, leur patrie cosmopolite, le seul endroit au monde où ils se sentent intégrés et où ils peuvent vivre. Dailleurs quand Daniel, le cadet, emporté par sa première grande passion amoureuse sarrache à ses racines barbésiennes et part rejoindre en Allemagne son amant - un Aryen pur sang, cheveux blonds, lentilles bleu porcelaine - il en meurt.
Cette mort est le point de départ et le point darrivée de ce film bourré de tendresse mais empreint dune gaieté féroce, dironie sur soi et dhumour. Et cest le signe que tout espoir nest pas perdu. En tout cas pour Paul, laîné. Même si le chemin qui le mène à sa propre vérité est aussi long et périlleux quune chasse à la baleine sur un rafiot qui prend leau de toutes parts en pleine tempête. Seuls les mots le sauvent de la haine, les premiers mots du roman qu'il n'a pas fini : Vivre me tue.
le réalisateur. Jean-Pierre Sinapi est auteur réalisateur et scénariste de nombreux films et téléfilms. Après Un arbre dans la tête (1996), et Nationale 7 (2000) Vivre me tue est sa troisième réalisation.
l'intervenant. Jean-Pierre Sinapi.
à débattre. Les enfants dimmigrés et la société française la famille filmer Barbès.
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