|
lhistoire. Notre histoire commence avec la mort de la grand-mère, Rosa. Elle détestait la religion et les rabbins, et pourtant elle avait réservé un emplacement dans le carré juif du cimetière ; les Rashevski sont complètement perdus. Tout dun coup, ils ressentent des préoccupations quils ne se connaissaient pas et ne sont pas daccord entre eux. Ils ne savent pas comment lenterrer. Elle leur manque déjà, et lenterrement nest que le début de leurs nouvelles vies, sans Rosa. En effet, les Rashevski commencent à se poser des questions sur leur identité et partent dans des aventures très personnelles, comme si leurs existences nétaient pas déjà assez compliquées
préoccupations qu'ils ne se connaissaient pas et ne sont pas d'accord entre eux. Ils ne savent pas comment l'enterrer.
le réalisateur. Cest le premier long métrage de Sam Gabrski, réalisateur de plusieurs courts métrages.
"Les Rashevski sont ce quon pourrait appeler une famille juive très libérale. Mais que veut dire " juif libéral " ?
Cela veut dire : laïque mais attaché au judaïsme ; nostalgique dune tradition mais sans la pratiquer ; ethniquement assimilé mais avec une forte conscience de son identité juive.
Tout cela est évidemment contradictoire. Cest dans ces contradictions que vivent la plupart des juifs en Occident. Les hassidims de " Kaddosh " ainsi que les intellectuels hyper-assimilés de Woody Allen sont, en fait, des cas particuliers. La majorité des juifs sont comme les Rashevski : assis sur la frontière, un pied ici, un pied là, vacillants.
l'intervenant. Sam Gabarski (sous réserve).
à débattre. Le rapport individuel à la religion - Etre juif aujourdhui en France la mémoire et la famille le rapport à la mort.
le site web du film.
|