un été au ciné 2003 / cinéville

 
Depuis qu'Otar est parti

>> de Julie Bertuccelli
Fiction - Sortie le 17 septembre 2003

France - couleur– 2003 – 1h42’ - 35mm – 1,85 – dolby SRD

l’histoire. Depuis qu’Otar est parti travailler à Paris, la vie n’est plus pareille pour sa famille, en Géorgie : Eka sa mère, Marina sa sœur, et Ada sa nièce. Francophiles, comme beaucoup de Géorgiens, les trois femmes aiment la littérature et la langue française, qu’elles parlent couramment. Marina vend des breloques aux Puces pour gagner de quoi manger, et Ada fait des études. Eka se raccroche aux coups de téléphone de son fils, et à ses lettres qu’elle fait lire à Ada. Un jour, alors que la vieille dame est partie dans la maison de famille à la campagne, Marina et Ada apprennent qu’Otar, victime d’un grave accident, est mort, et enterré en France. Pour préserver la santé d’Eka, les deux femmes décident de lui cacher la nouvelle, et continuent, en écrivant de fausses lettres, de faire vivre Otar...
À travers l'histoire d'un pieux mensonge se dessine le portrait délicat de trois femmes de générations différentes, en Géorgie, aujourd'hui.

la réalisatrice. Julie Bertucelli a fait des études de philosophie et a suivi la formation des ateliers Varan.
Elle signe ici son premier long métrage de fiction.

"L’idée était de parler des relations entre ces trois femmes échouées en Géorgie, un pays qui oscille entre transformations et régressions. Je voulais que eka, Marina et Ada soient au même niveau, qu’il ny’ai pas de personnage principal. D’une certaine manière, elles sont un même personnage, la même femme à trois étapes de la vie."

filmographie.

  • 2003 Depuis qu’Otar est parti
  • 2002 Un monde en fusion (documentaire 52’)
  • 2000 Voyages Voyages – les îles éoliennes (doc , 43’)
  • 1999 Bienvenue au grand magasin (doc, 4 x 26’)
  • 1998 Fabrique des juges (doc, 68’)

la presse.
Cette première réalisation de Julie Bertuccelli est une merveille de charme, de sensibilité, d'humanité. Elle a peint ces trois générations de femmes, par petites touches, avec tendresse et humour. Esther Gorintin, la grand-mère, Nino Khomas souridze, la mère, et Dinara.
Le Figaroscope - Brigitte Baudin

Cette trame simple et a priori encline au pire misérabilisme (...) ou au schématisme asséchant (trois femmes, de trois générations, trois langues mêlées...), Julie Bertuccelli la tire vers un réalisme sensible, une épure qui s'autorise de la fantaisie dans les rapports légèrement théâtralisés entre ses trois protagonistes.
Chronic'art - Charlotte Garson

l'intervenant. Julie Bertuccelli, réalisatrice.

à débattre. Le mensonge : pour le bien de l’autre ? - La famille : relations grand-mère, fille, petite fille - La Géorgie, ex-pays communiste en ruine – l’émigration et ses conséquences sociales, économiques et familiales – Tourner un film en Géorgie – passer du documentaire à la fiction.

le site web du film. www.hautetcourt.com

soutenu par

Scénario : Julie Bertuccelli et Bernard Renucci, Roger Bohbot
Image : Christophe Pollock
Son : Henri Morelle
Montage : Emmanuelle Castro
Musique : Antoine Duhamel, arvo Part, Dato Evgenidze, Groupe 33
Production : Les Films du Poisson, Yael Fogiel
Interprètes : Esther Gorintin, Nino Khomasuridze, Dinara Drukarova, Temur Kalandadze , Rusudan Bolqvadze

Distribution : Martin Bidou
Haut et Court

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Olivier NAHMIAS - KYRNÉA International - Octobre 2003 - www.etecine.kyrnea.com